Manifeste et projet pour refonder l'école : un socle primaire sanctuarisé, deux voies d'égale dignité, la réversibilité garantie toute la vie, et des enseignants enfin protégés.
Découvrir le projet Débattre Lire le manifesteNotre école traverse une panne qu'il faut nommer d'une seule traite : la cabine ne monte plus, et les étages affichés n'existent plus.
Un enfant de cadre sur deux devient cadre ; à peine un enfant des foyers les plus modestes sur dix rejoint les revenus les plus aisés. L'école enregistre les privilèges de la naissance au lieu de les abolir.
On a confondu l'élévation avec l'inflation : un diplôme quasi automatique qui ne garantit plus le niveau ni même l'orientation. Les universités ouvrent des cours de rattrapage de français pour 200 000 étudiants.
L'école primaire supérieure fit monter des générations d'enfants modestes par des études concrètes. Détruite en 1963-1975, jamais remplacée. Ce projet en est l'héritier, corrigé par des garde-fous modernes.
Trois piliers — le Respect, l'Intelligence, le Choix — déclinés en quatre axes opérationnels, avec indicateurs et garde-fous.
Lire, écrire, compter, raisonner : validé par maîtrise et non par âge, avec une flexibilité de ±2 ans selon les rythmes de maturation.
Cursus académique ou Classe Passerelle, choisies avec assentiment de l'élève, réexamen annuel, statistique publique anti-reproduction sociale.
Réorientation à tout moment, modules passerelles financés, compte individuel mobilisable à 16, 20 ou 50 ans. Amorti dès 2 % de décrochage évité.
Libération de la bureaucratie, traitement des violences, effectifs plafonnés : sans professeurs protégés, rien ne tiendra.
Ce projet est une proposition, pas un dogme. Voici les questions que nous posons, et les objections auxquelles nous répondons.
L'objection est sérieuse. Réponse : assentiment obligatoire (71 % des décrocheurs n'avaient pas choisi leur orientation), réexamen annuel, campus et enseignants communs, et un critère public d'échec : si le choix de la voie est prévisible par la profession des parents, la réforme devra être corrigée.
Coût estimé : 0,5 à 1 Md€/an, à comparer aux 34 Md€ de coût annuel du statu quo (100 000 décrocheurs × 340 000 € de surcoût sociétal). Point de bascule : 2 % de décrochage évité.
Les biais existent aussi dans les tests, qui mesurent mieux les codes sociaux que l'intelligence. Réponse : transparence — livret simple, co-décision à trois voix, publication des statistiques d'orientation, formation des équipes.
Démonstration locale : les messages ne sont conservés ni envoyés ; sur le site en ligne, cet espace reposera sur un système de commentaires modéré.
« Je reconnais tout mon quotidien dans le constat sur la bureaucratie. Mon seul critère : que la co-décision ne devienne pas une charge de plus sur nos épaules. »
« Comment garantit-on que la Classe Passerelle ne devienne pas l'ancienne filière C déguisée ? »